[IMMERSIONS] Un matin chez les Kalbeliya (Rajasthan)

Immersions, en Inde,
chez les Kalbeliya au Rajasthan

Les Kalbeliya constituent une communauté de nomades charmeurs de serpents. Le système de castes, qui leur attribue ce métier, les définit comme « intouchables », en marge de la société. Abandonnant peu à peu leur mode de vie nomade, certains se sédentarisent à présent en bordure du désert, dans des villages faits de leurs mains.

Leur principale source de revenus est désormais en large partie la danse des femmes de la communauté, une danse folklorique indienne très populaire, hypnotique et inspirée des mouvements du cobra, qu’accompagnent les percussions et le pungi, les instruments traditionnels des hommes.

La danse kalbeliya est inscrite depuis 2010 dans la liste représentative du Patrimoine Culturel Intangible de l’Humanité de l’Unesco.

Un matin au village

La famille qui accueille Marie-Aude habite près de Jodhpur, en bordure du désert du Thar.

Le père de famille, Sesh Nath, joue du pungi, l’instrument représentatif des Kalbeliya. Plus qu’une flûte, il s’agit d’une cornemuse, donc les sacs, qui diffusent l’air en continu, seraient les joues et les poumons du musicien. Cette technique le contraint à inspirer et expirer dans le même laps de temps. Sesh porte le nom du serpent : nath signifie cobra.

Le matin au village, les habitants sortent les lits, des armatures de fers sans matelas, souples et aérées, pour dormir en plein air et se réveiller au lever du soleil.

On trait les chèvres pour faire bouillir le chai (un thé noir au lait et au gingembre, très sucré), et chacun petit-déjeune où il le souhaite, assis par terre.

Puis on tire l’eau des puits, quand on n’a pas de citerne, pour faire sa toilette en plein air, ou faire sa lessive en la frottant sur le sol des terrasses.

Enfin, on prépare la pâte des roti pour les faire cuire sur des tawa (plaques de fonte) ou faire des puri frits.

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