Les premiers paréos

Indissociable de Tahiti et de ses îles, le paréo (en tahitien pareu) en est un des grands symboles vestimentaires.

A l’origine, avant l’arrivée des Européens, le paréo était constitué de fibres végétales. On battait l’écorce de différentes plantes, on les agglomérait avec de l’eau de mer pour obtenir le tapa, une étoffe entièrement végétale qui était si précieuse qu’elle servait même de monnaie d’échange dans les îles.
Le tapa pouvait être teint avec les couleurs produites par des baies écrasée par exemple et des dessins y étaient exécutés à main levée généralement.

paréo tahiti
Parau Api - Paul Gauguin - 1892

Un élément incontournable de la vie tahitienne

Au XIXème siècle, les colons apportèrent avec eux la fibre de coton que les Polynésiens adoptèrent rapidement, tandis que les nouvelles lois interdisaient la production du tapa. Le paréo pris donc à cette époque la forme que nous lui connaissons : une étoffe en coton d’environ 1,80m sur 1,10m portée par les hommes comme par les femmes de nombreuses manières.

Plus qu’un vêtement, le paréo tahitien sert aussi de serviette, de décoration, de couvre-lit, d’épuisette même ou encore pour presser la pulpe de la noix de coco. Il est indissociable à tous points de vue de la vie des îles du Pacifique sud.

PARTAGER SUR :